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| Léon Gambetta à Château-Chinon |
| Écrit par Alain |
| Lundi, 11 Mai 2009 00:11 |
Dans l'ouvrage « La France du 14 Octobre 1877 au 14 Décembre 1877 », publié en 1879, il est fait référence à la venue de Gambetta dans le Morvan pour soutenir les candidats républicains. A Château-Chinon, le 26 octobre, il prononça un discours marquant selon l'auteur. En voici un extrait.
L'histoire du Coup d'Etat du 16 Mai est entière dans le discours du membre du gouvernement du 4 Septembre. Les déductions logiques et exactes éclairent d'une trop vive lumière cette époque pendant laquelle il y avait un certain courage à lutter, pour que nous ne reproduisions pas les passages saillants du discours de cet homme d'Etat :
« Mes chers concitoyens,» » Eh bien ! il est malheureusement trop vrai que non seulement ici, mais dans presque tous les départements de la France, on a exercé, sur le suffrage universel, la pression, l'intimidation, la menace, la fausse nouvelle, la contrainte ; on a semé la peur, on a répandu la terreur. On a eu recours en trois jours à plus de violence et d'arbitraire que l'empire - l'empire exécré lui-même - ne nous en avait fait connaître en vingt ans. » Et alors, on a vu la France entière livrée à l'ardeur de la lutte électorale, et menée par un gouvernement qui présentait, comme candidats officiels, les représentants de tous les partis ligués contre elle, et le clergé excitant, échauffant les passions et les colères de tous ces partis coalisés. » Oui, si on avait laissé faire des élections comme on les fait non pas seulement dans la libre Amérique, non pas seulement à nos portes, comme en Suisse ou en Belgique, où le suffrage est restreint, mais comme dans la monarchique Angleterre, ou comme en Italie, il est certain que ce n'est pas 400 voix que nous aurions eues dans la Chambre, mais c'est 450 ; c'est la » Il y a même, dans la lutte actuelle, un autre sujet d'étonnement profond. On se demande comment il se peut faire que des représentants d'anciens partis monarchiques, que des gens de probité et d'honneur qui ont lutté, à leur heure, contre les tentatives oppressives du césarisme, en soient venus par passion, par haine, par rancune, à mettre leur main dans la main d'hommes de l'empire, et quelquefois à cacher leur drapeau derrière le drapeau de l'empire. Non ! non ! il faut réagir contre ces entraînements sans profit et qui ne peuvent pas être honorables. Aussi je pense qu'à mesure que le gouvernement républicain s'asseoira, s'installera, s'affermira par les bienfaits mêmes qu'il peut et doit procurer à la démocratie, sans porter atteinte à ce qu'il y a de » En vous remplissant la tête de vaines terreurs, de calomnies, de diffamations contre la République et contre les républicains, déjà, en 1848 ou 1849, ils étaient parvenus à produire ce phénomène monstrueux d'un peuple qui, par ses intérêts, ses nécessités, par ses traditions, comme par ses aspirations, est et doit rester une démocratie, tournait le dos à son histoire et devenait l'ennemi de la seule forme de gouvernement qui pouvait lui assurer cette satisfaction de l'éducation pour tous, de l'égalité politique, du progrès matériel et moral que l'on peut accomplir dans la commune, dans le canton, pour l'émancipation du plus humble, pour donner à chacun ce moyen qui est le premier des capitaux et qui détermine véritablement dans la vie le malheur ou l'aisance - ce moyen dû à tous, l'instruction. Or, s'imaginer qu'on peut avoir l'éducation, qu'on peut obtenir la liberté communale ou départementale, la liberté politique, le droit de gérer ses propres affaires conformément aux intérêts de la communauté, dans » On dit que nous avons inventé le spectre clérical. Je voudrais bien que ce ne fût qu'un fantôme. Malheureusement tout atteste sa présence, sa puissance et son activité. Ne l'avez-vous pas vu dans les élections ? Ne l'avez-vous pas vu dans les églises transformer les chaires en tribunes politiques? Ne connaissez-vous pas les paroles prononcées par un orateur qui n'est pas un orateur sacré, mais un orateur électoral ? » Je n'ai jamais attaqué la religion ni ses ministres quand ils se sont renfermés dans leur domaine religieux, moral et sentimental, mais j'ai combattu et je combattrai les hommes qui, à l'aide du trouble et de la confusion, veulent faire un instrument de domination et de règne de ce qui ne devrait être qu'un moyen de consolation et d'assistance. » Vous connaissez maintenant la nature de vos droits et l'étendue de vos devoirs. Vous avez en main l'instrument libérateur, eh bien ! répandez-vous dans les campagnes, et dites partout qu'il n'est pas possible d'imprimer plus longtemps, au front de la circonscription de Château-Chinon, cette tâche qui consisterait à en faire le réduit et comme le repaire des » Et maintenant, quoi qu'il arrive, ayez confiance. La majorité qui va retourner sur les bancs de Versailles reprend possession de ses sièges ; on lui a plus tôt rendu son mandat qu'on ne lui en a décerné un nouveau; elle rentre avec le sentiment de l'injure qu'elle a reçue, mais que le pays a suffisamment réparée; elle rentre avec le sentiment de devoirs à remplir, mais elle est résolue à son devoir, tout son devoir. » Je n'ai pas à faire connaître ici ses résolutions, mais ayez confiance ; elle saura, sans sortir de la légalité, mais en y maintenant énergiquement tout le monde, faire prévaloir la seule autorité qui, dans ce pays, ait le droit de s'imposer aux plus hauts comme aux plus humbles, à ceux qui reconnaissent comme à ceux qui nient, la souveraineté nationale, l'autorité de la France. » Ce discours eut un grand retentissement et fit une profonde impression dans le pays, qui, dans de nouveaux efforts, allait trouver une nouvelle énergie pour vaincre les résistances opposées à sa volonté. |
Agenda
mer. 08 févr. 2012 à 00h00 au dim. 12 févr. 2012 à 00h00
Cinéma VOX de Luzy. Programme du 8 au 12 février 2012
mer. 08 févr. 2012 à 00h00 au dim. 12 févr. 2012 à 00h00
Cinéma Le Select de Saint Honoré les Bains.Programme du 8 au 12 février 2012
mer. 08 févr. 2012 à 00h00 au mar. 14 févr. 2012 à 00h00
Programme du cinéma Arletty à Autun du 8 au 14 février 2012
sam. 11 févr. 2012 à 17h00
Saint Valentin en compagnie du Globe
sam. 11 févr. 2012 à 21h00
Les Chemins de Galvache suivi d'un bal Trad














M. Gambetta se chargea de faire l'histoire des cinq mois écoulés et de flétrir l'impudence du ministère de Broglie.
Si, au delà de la liberté d'expression de toutes les opinions ou même de la polémique (que nous ne refusons pas dans les limites fixées par la loi), Gens du Morvan n'était pas compris comme un outil de dialogue favorisant le lien social mais comme un terrain vague où soufflerait un mauvais vent mettant à mal les personnes, nous aurions raté notre objectif.
Alors, du calme ! Continuez à poster vos commentaires et à envoyer vos articles, mais en n'oubliant pas que nous sommes ici entre Gens du Morvan.
Bon vent, bonnes gens !