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| Didier Cornaille: un écrivain généreux |
| Écrit par GdM |
| Lundi, 12 Octobre 2009 19:47 |
Didier Cornaille était, samedi 10 octobre, l'invité de la bibliothécaire de la Maison du Patrimoine Oral à Anost, Jadmiga Dupont, pour une rencontre avec ses lecteurs. Plus de deux heures savoureuses.Didier Cornaille est un écrivain généreux. Généreux comme sa terre natale du Cambresis réputée pour sa fertilité et ses rendements : pas moins de cinquante-deux ouvrages en trente ans de carrière! Généreux avec son public auquel il répond sans retenue, confiant jusqu'à ses plus intimes secrets d'écriture. On pourrait croire qu'au terme de dix-sept romans, levant à chaque livraison un coin supplémentaire des ses pensées et de son être, l'écrivain est nu. Qu'il n'a plus de secrets à nous offrir. Mais a-t-on vraiment lu quand on referme un livre? Écrivain "du terroir"? « Ça me fait hurler!»Parfois naissent des malentendus. "Écrivain du terroir", Didier Cornaille? Trois hommes à béret qui partagent un casse-croûte sur fond de "village tranquille", quatre boeufs blancs paissant à l'ombre d'un clocher, un galvacher barbu et chapeauté quittant sa vallée sépia, une ferme écrasée par la haute stature du Mont Beuvray: autant de couvertures, autant d'images qui collent à la rétine de ceux qui n'ont pas, ou mal, lu. Toute ressemblance est fortuite... sauf René-Fernand!Autre méprise, sinon malentendu: les lecteurs de la région cherchent souvent, et pensent découvrir parfois, des personnes réelles, qu'ils connaissent, derrière les personnages des romans. Didier Cornaille dément formellement. En est-il si sûr? A bien y regarder, Fernand, dans Étrangers à la terre , histoire d'amour entre une jeune beurette et un fils de Morvandiau bousculant les conventions et les préjugés, n'a-t-il pas été inspiré par René Fortin? Mais René d'Anost, inventeur du "village Fortin", ne fait-il pas partie du "décor" morvandiau? Si Didier Cornaille n'est finalement pas certain que "toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existés ne saurait être que fortuite" c'est sans doute en raison de sa technique d'écriture. « Je ne prends aucune note, je n'établis aucune fiche » explique-t-il. « Lorsque j'écris, je suis dans une bulle. Les personnages que je crée sont là, devant moi, et je les décris comme je les vois ». Ces images ne peuvent-elles pas, dès lors, contenir quelques fragments de réel? Mais qu'on se rassure: bien que dans sa bulle, bien qu'immergé dans son histoire, bien qu'impressionné par des images cérébrales, et bien qu'il lise en ce moment un Livre saint dont la plume du rédacteur aurait été tenue par Dieu lui même, Didier Cornaille n'est « inspiré » que par son talent et... son travail.
«Si l'histoire tombe mal: corbeille!»
L'idée d'un roman lui surgit d'observations ou d'articles de presse sur des faits souvent d'actualité (le dernier, Le forgeron d'Éden est né de la découverte par l'auteur d'un trafic de déchets industriels polluants que les Allemands venaient déverser dans les mines abandonnées du Morvan dans les années 70). Puis le travail débute par l'écriture du synopsis: « Je me raconte une histoire. Que j'écris au stylo. Un plan, un fil conducteur, des images. Des pages entières. Jusqu'au moment où l'histoire tombe bien. Si elle tombe mal, corbeille. Et je recommence jusqu'à ce qu'elle tombe bien. Prendre son temps. Si le synopsis est fait trop vite, mal conçu, on risque de tomber en panne pendant l'écriture ». L'auteur a toujours le dernier motUn éditeur peut-il demander un changement du fond? « L'auteur a toujours le dernier mot » insiste Didier Cornaille qui se rappelle cependant sa confrontation avec une éditrice: « pour Labours d'hiver, ( l'histoire se déroule sur fond de 1ere Guerre Mondiale dont il décrivait l'horreur) Jeannine Balland m'a traité d'anti militariste et a voulu me faire changer. J'ai refusé. Mais elle m'a poursuivi et continue...» (NdlR: Jeannine Balland est la veuve du « soldat-romancier » Erwan Bergot (Les Sentiers de la guerre, Sud Lointain) ce qui explique sans doute sa sensibilité à la question). Didier Cornaille avoue cependant, avec satisfaction, qu'il n'a pas eu à souffrir de cette corporation. Depuis son premier ouvrage, Promenades et randonnées par les chemins oubliés du Haut-Morvan qu'il a publié à compte d'auteur en 1979, il n'a jamais eu à chercher un éditeur. Ils sont toujours venus à lui. A commencer par son premier, pour lequel il nourrit toujours une affection particulière, même s'il a du, avec le succès, lui faire des infidélités : Gérard Gautier fondateur des Éditions de L'Armançon qui a publié en 1991 Le Vol de la buse couronné par le Prix Sully Olivier-de-Serres qui a lancé sa carrière d'écrivain.
Pour tout connaître de la production littéraire de Didier Cornaille, accéder à son site: cliquer ici |
Agenda
ven. 04 mai 2012 à 00h00 au mer. 30 mai 2012 à 00h00
Égalité Homme-Femmes: expo photos
lun. 14 mai 2012 à 14h00 au mar. 29 mai 2012 à 19h00
Exposition des Artistes Autunois Contemporains
mer. 16 mai 2012 à 00h00 au mar. 22 mai 2012 à 00h00
Cinéma Arletty Autun. Programme du 16 au 22 mai 2012
lun. 21 mai 2012 à 20h30
FESTIVAL CHORAL ACADEMIQUE
mer. 23 mai 2012 à 00h00 au mar. 29 mai 2012 à 00h00
Cinéma Arletty Autun. Programme du 23 au 29 mai 2012















Didier Cornaille est invité à la 24e Fête du Livre de Saint-Étienne les 23, 24 et 25 octobre prochains pour présenter son dernier roman Le forgeron d'Éden paru chez Albin Michel.
Si, au delà de la liberté d'expression de toutes les opinions ou même de la polémique (que nous ne refusons pas dans les limites fixées par la loi), Gens du Morvan n'était pas compris comme un outil de dialogue favorisant le lien social mais comme un terrain vague où soufflerait un mauvais vent mettant à mal les personnes, nous aurions raté notre objectif.
Alors, du calme ! Continuez à poster vos commentaires et à envoyer vos articles, mais en n'oubliant pas que nous sommes ici entre Gens du Morvan.
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